Maxwell Sim ou l'anti-héros !
C'est l'histoire d'un loser [Voilà ce qu'il faudra graver sur ma tombe : "Ci-gît Maxwell Sim, un type archibanal"] qui rate tout ce qu'il entreprend, sa vie amoureuse, sa vie professionnelle, par inaptitude au bonheur et à la réussite.
Dépressif et solitaire, il se laisse embarquer dans des situations sans avenir qui le laissent invariablement sur la touche.
Ne comptez pas sur moi pour vous narrer le fiasco de son maiage, l'inaboutissement de ses amitiés, la déroute de son boulot de VRP en "brosses à dents révolutionnaires", qu'il me suffise de vous dire que son entreprise va capoter et qu'au cours de démarchages dans le nord de l'Angleterre, il décidera soudain de prendre le chemin des écoliers pour un retour aux sources au pays de son enfance. Pendant ce périple, il finira par tomber amoureux de Emma, c'est ainsi qu'il a baptisé la voix de son... GPS, mais surtout, il découvrira la signification de certaines scènes ressurgies de son passé.
J'arrête là l'histoire de cet "archibanal" sympathique et attendrissant qu'on a souvent envie de secouer pour le ramener sur terre. Beaucoup d'humour dans l'écriture n'empêche pas Jonathan Coe d'écornifler au pasage les travers de l'époque que nous vivons et que Maxwell Sim, rêveur invétéré, ne peut que subir. Cerise sur le gâteau, l'auteur nous a concocté une fin inattendue et délirante !
Editions Gallimard -2010 (450 pages) Traduit de l'anglais par Josée Kamoun - janvier 2011
Jonathan Coe, écrivain britannique est né à Birmingham le 13 août 1961.
Testament à l'anglaise, prix Fémina étranger (1995) le fera connaître en France.
La maison du sommeil, Prix Médicis étranger (1998)
Bienvenue au club (2001)
Le cercle fermé (2004)
La pluie avant qu'elle tombe (2009)
fr.wikipedia.org/wiki/jonathan_coe
mardi 5 avril 2011
dimanche 27 mars 2011
Le fruit du silence de Arnauld Pontier
"Fils de nazie contre fille de juive. Enfants parjures." (page 141)
Un père à la recherche de son enfant, de jeunes adultes en quête d'une filiation, des hommes et des femmes en souffrance, sont les personnages de ce roman. Brisés par leur passé, ils ne peuvent se reconstruire puisque dans l'incapacité de trouver l'oubli.
Arnauld Pontier nous entraîne dans un jeu de pistes où chaque titre de chapitre : un prénom, un lieu, une date, fournit des indices, des informations qui permettent au lecteur d'avancer, de relier peu à peu les protagonistes les uns aux autres. Petit à petit, les morceaux du puzzle s'emboîtent, les faits s'assemblent, les liens se créent, le mystère s'éclaicit.
Gert l'allemand, "pour son malheur", court le monde pour retrouver un certain Dr Castello susceptible de le conduire à Jurij qui sait , sans doute, où est son fils, cet enfant qu'il n'a vu que quelques instants à sa naissance.
Jurij, qui change d'identité, se prétend polonais et juif, dit s'appeler Pawel ? Soigné à Ischia par le Dr Castello, opiomane invétéré, devenu écrivain, personnage fuyant, peu fiable, jamais là où on l'attend !
André, qui n'a pas connu sa mère, sait qu'il est né en Pologne en 1943, connaît Jurij qui venait régulièrement le voir à l'orphelinat. André amoureux de Flora, secrète, insaisissable, elle l'entraîne dans un drôle de milieu qui le déstabilise.
Rachel qui sait mais ne dit rien et par qui la vérité se fera jour. Rachel qui apportera enfin le repos à Gert.
Et puis les autres, Sarah la juive, Ghamal le musulman, Sergio dévoué à Giovanna, Ferraud qui a élevé Flora, Klaus et Dora amis de Jurij, Mechtilde la grande absente. Tous ceux qui ont fait de ce livre une histoire pleine d'humanité.
Bien sûr, ils ne seraient pas là sans le talent de l'auteur qui de son écriture dense, précise, sans pathos, au plus près de ses personnages, nous permet de les accompagner sans faillir un seul instant. Cette fois encore, il nous surprend par un dénouement inattendu.
Editions Actes Sud (2008)
Arnauld Pontier, quelques dates pour nous repérer :
1957 Naissance à Valenciennes. Il vit au Laos puis en Algérie. revient en France en 1971
1979 faculté de Lettres modernes à Aix-en-Provence
1981 arrive à Paris
2002 La fête impériale (1er roman)
2003 La treizième cible
2005 Le cimetière des anges
2006 Equinoxe
Pour mieux connaître l'auteur, consultez son site attrayant et "copieux" :
http://www.arnauld-pontier.com/
Un père à la recherche de son enfant, de jeunes adultes en quête d'une filiation, des hommes et des femmes en souffrance, sont les personnages de ce roman. Brisés par leur passé, ils ne peuvent se reconstruire puisque dans l'incapacité de trouver l'oubli.
Arnauld Pontier nous entraîne dans un jeu de pistes où chaque titre de chapitre : un prénom, un lieu, une date, fournit des indices, des informations qui permettent au lecteur d'avancer, de relier peu à peu les protagonistes les uns aux autres. Petit à petit, les morceaux du puzzle s'emboîtent, les faits s'assemblent, les liens se créent, le mystère s'éclaicit.
Gert l'allemand, "pour son malheur", court le monde pour retrouver un certain Dr Castello susceptible de le conduire à Jurij qui sait , sans doute, où est son fils, cet enfant qu'il n'a vu que quelques instants à sa naissance.
Jurij, qui change d'identité, se prétend polonais et juif, dit s'appeler Pawel ? Soigné à Ischia par le Dr Castello, opiomane invétéré, devenu écrivain, personnage fuyant, peu fiable, jamais là où on l'attend !
André, qui n'a pas connu sa mère, sait qu'il est né en Pologne en 1943, connaît Jurij qui venait régulièrement le voir à l'orphelinat. André amoureux de Flora, secrète, insaisissable, elle l'entraîne dans un drôle de milieu qui le déstabilise.
Rachel qui sait mais ne dit rien et par qui la vérité se fera jour. Rachel qui apportera enfin le repos à Gert.
Et puis les autres, Sarah la juive, Ghamal le musulman, Sergio dévoué à Giovanna, Ferraud qui a élevé Flora, Klaus et Dora amis de Jurij, Mechtilde la grande absente. Tous ceux qui ont fait de ce livre une histoire pleine d'humanité.
Bien sûr, ils ne seraient pas là sans le talent de l'auteur qui de son écriture dense, précise, sans pathos, au plus près de ses personnages, nous permet de les accompagner sans faillir un seul instant. Cette fois encore, il nous surprend par un dénouement inattendu.
Editions Actes Sud (2008)
Arnauld Pontier, quelques dates pour nous repérer :
1957 Naissance à Valenciennes. Il vit au Laos puis en Algérie. revient en France en 1971
1979 faculté de Lettres modernes à Aix-en-Provence
1981 arrive à Paris
2002 La fête impériale (1er roman)
2003 La treizième cible
2005 Le cimetière des anges
2006 Equinoxe
Pour mieux connaître l'auteur, consultez son site attrayant et "copieux" :
http://www.arnauld-pontier.com/
jeudi 10 mars 2011
Indignation de Philip Roth
De la difficulté de devenir un homme.
Marcus enfant sans histoire, bon fils, bon élève donne entière satisfaction à ses parents qui tiennent une boucherie kasher à Newark dans le New Jersey. A la grande fierté de son père, Marcus est le premier de la famille à entrer à l'université pour continuer ses études.
Etudiant, il décide de quitter Newark et de s'inscrire au Winesburg College au fin fond de l'Ohio pour s'éloigner de sa famille et fuir ainsi un père trop protecteur en proie à une inquiétude permanente et maladive au sujet de son fils.
Marcus, étudiant exigeant, vulnérable et naïf a du mal à s'intégrer, accumule les erreurs, les audaces aussi et tombe dans les bras d'Olivia fille suicidaire et déjantée.
Nous sommes en 1950, la guerre de Corée a débuté, Marcus raconte d'un au-delà improbable "cette série de mésaventures dont la conclusion fut ma mort à l'âge de dix-neuf ans".
Dans ce roman d'apprentissage, Marcus nous dit tout de sa vie d'enfant, de sa complicité avec son père qui l'initie très jeune à son métier de boucher, de la communauté juive de Newark, de ses années de collégien, de sa vie heureuse et sans problème.
Tout dérape quand il décide de partir loin des siens. Mal préparé à une vie différente et solitaire, plongé dans ce milieu étudiant avec ses codes, ses clans et ses discriminations, il va très vite se marginaliser.
Dans ce livre bref, ramassé le lecteur retrouve les thèmes récurrents chez Philip Roth : une jeunesse corsetée par les tabous sexuels, l'emprise de la religion et le conformisme américain.
2008 Editions Gallimard (195 pages) 2010 pour la traduction française par Marie-Claire Pasquier.
Philip Roth, juif américain est né à Newark en 1933 où ses parents se sont installés pour fuir l'Europe des pogroms. Judéité et américanité sont pour lui indissociables. Il vit dans le New Jersey, le Connecticut, à New York et un temps à Londres. Il déteste les journalistes qui ne posent jamais les bonnes questions !!!
"Le vrai écrivain n'est pas celui qui raconte des histoires, mais celui qui se raconte dans l'histoire. La sienne et celle, plus vaste, du monde dans lequel il vit".
Philip Roth, cité par Michèle Gazier
Pour accéder à sa bibliographie :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Philip_Roth
Marcus enfant sans histoire, bon fils, bon élève donne entière satisfaction à ses parents qui tiennent une boucherie kasher à Newark dans le New Jersey. A la grande fierté de son père, Marcus est le premier de la famille à entrer à l'université pour continuer ses études.
Etudiant, il décide de quitter Newark et de s'inscrire au Winesburg College au fin fond de l'Ohio pour s'éloigner de sa famille et fuir ainsi un père trop protecteur en proie à une inquiétude permanente et maladive au sujet de son fils.
Marcus, étudiant exigeant, vulnérable et naïf a du mal à s'intégrer, accumule les erreurs, les audaces aussi et tombe dans les bras d'Olivia fille suicidaire et déjantée.
Nous sommes en 1950, la guerre de Corée a débuté, Marcus raconte d'un au-delà improbable "cette série de mésaventures dont la conclusion fut ma mort à l'âge de dix-neuf ans".
Dans ce roman d'apprentissage, Marcus nous dit tout de sa vie d'enfant, de sa complicité avec son père qui l'initie très jeune à son métier de boucher, de la communauté juive de Newark, de ses années de collégien, de sa vie heureuse et sans problème.
Tout dérape quand il décide de partir loin des siens. Mal préparé à une vie différente et solitaire, plongé dans ce milieu étudiant avec ses codes, ses clans et ses discriminations, il va très vite se marginaliser.
Dans ce livre bref, ramassé le lecteur retrouve les thèmes récurrents chez Philip Roth : une jeunesse corsetée par les tabous sexuels, l'emprise de la religion et le conformisme américain.
2008 Editions Gallimard (195 pages) 2010 pour la traduction française par Marie-Claire Pasquier.
Philip Roth, juif américain est né à Newark en 1933 où ses parents se sont installés pour fuir l'Europe des pogroms. Judéité et américanité sont pour lui indissociables. Il vit dans le New Jersey, le Connecticut, à New York et un temps à Londres. Il déteste les journalistes qui ne posent jamais les bonnes questions !!!
"Le vrai écrivain n'est pas celui qui raconte des histoires, mais celui qui se raconte dans l'histoire. La sienne et celle, plus vaste, du monde dans lequel il vit".
Philip Roth, cité par Michèle Gazier
Pour accéder à sa bibliographie :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Philip_Roth
mardi 22 février 2011
Cronos de Linda Lê
Quand les titans deviennent bourreaux !
"Le soldat frappe à coups de crosse l'homme qui serre un livre contre lui".
Bienvenue à Zaraffcity où il ne fait pas bon s'attarder après le couvre-feu décrété par le dictateur le Grand Guide et son âme damnée le ministre de l'intérieur Karaci dit La Hyène.
Exactions, atrocités paralysent les Zaroviens, les maintiennent dans un état de terreur permanente muselant toute velléité de rébellion. Les sbires des deux despotes exercent sans état d'âme une cruauté sans merci, trop contents du pouvoir qu'ils détiennent et qui, pour l'instant, les dispensent de subir le même sort que leurs victimes.
Le Grand Guide et sa cour se délectent de fêtes somptueuses où courtisans et affairistes intriguent pour s'attirer les faveurs du despote et obtenir richesse et protection aux prix des pires bassesses.
La Hyène aidé de ses "devins à la manque" fomente ses mauvais coups, sombre dans l'orgie, la démesure et la perversité. Rien, ni personne ne lui résiste surtout pas les "jeunes tendrons".
Afin d'éviter à son vieux père de finir ses jours dans la déchéance, Una, jeune et jolie femme, a dû accepter d'épouser Karaci. Elle survit et supporte difficilement sa condition d'otage qui la maintient en complète dépendance.
Un matin, Marko gamin des rues entre par effraction dans sa vie. Sa gouaille, son optimisme éclairent son quotidien, sortent son vieux père de sa léthargie et les empêchent de sombrer dans le désespoir.
Mais La Hyène veille et tient enfin une vengeance à la hauteur de l'affront que lui fait subir Una en se refusant à lui.
C'est alors que Una décide d'entrer en rébellion.
Dans ce roman violent, Linda Lê alterne deux styles complètement différents et allège ainsi son récit.
Dans les lettres de Una à son frère exilé, témoignage amer et désespéré d'une situation invivable, le lecteur retrouve l'écriture exigeante et élégante de l'auteure.
A l'opposé, le langage trivial de Karaci démontre, s'il en est besoin, sa vulgarité et ses outrances finissent par le ridiculiser et le décréditer à nos yeux au fil des pages.
Dans cette fable, la morale est bien cachée, l'espoir est bien mince et il se paie cher. Sans aucun doute, le lecteur ne manquera pas de faire certains rapprochements et l'actualité mondiale ne pourra que lui donner raison.
2010 Christan Bourgois Editeur (164 pages)
Linda Lê
Naît au Vietnam en 1963 d'un père vietnamien et d'une mère issue d'une famille naturalisée française.
Vit à Dalat puis à Saïgon, sous un régime assez dur de 75 à 77. Elle n'a que 12 ans mais prend conscience de certains changements.
A Saïgon, ses études au lycée français, son comportement en retrait génèrent un isolement qui l'incite à se réfugier dans la lecture.
En 1977 exil en France au Havre avec sa mère, sa grand-mère et ses soeurs. Son père resté au Vietnam ne viendra jamais les rejoindre.
En 1981 monte à Paris, suit les cours de Khâgne au Lycée Henri IV puis s'inscrit à laSorbonne.
En 1986, à 23 ans publie son 1er roman "Un si tendre vampire"
En 1989 "Lettre morte" en hommage à son père.
Pour consulter sa bibliographie cliquer sur le lien ci-dessous;
http://fr.wikipedia.org/wiki/Linda_Lê
Un peu de mythologie ?
Cronos, un des Titans de la mythologie grecque sépare sa mère Gaä (la terre) de son père Ouranos (le ciel).
Métamorphosé en cheval, unit à sa soeur Rhéa, ils ont de nombreux enfants qu'il dévore à leur naissance sauf le dernier, Zeus, sauvé par sa mère. Adulte, Zeus contraint Cronos à restituer ses frères et soeurs et le précipite dans le Tartare.
"Le soldat frappe à coups de crosse l'homme qui serre un livre contre lui".
Bienvenue à Zaraffcity où il ne fait pas bon s'attarder après le couvre-feu décrété par le dictateur le Grand Guide et son âme damnée le ministre de l'intérieur Karaci dit La Hyène.
Exactions, atrocités paralysent les Zaroviens, les maintiennent dans un état de terreur permanente muselant toute velléité de rébellion. Les sbires des deux despotes exercent sans état d'âme une cruauté sans merci, trop contents du pouvoir qu'ils détiennent et qui, pour l'instant, les dispensent de subir le même sort que leurs victimes.
Le Grand Guide et sa cour se délectent de fêtes somptueuses où courtisans et affairistes intriguent pour s'attirer les faveurs du despote et obtenir richesse et protection aux prix des pires bassesses.
La Hyène aidé de ses "devins à la manque" fomente ses mauvais coups, sombre dans l'orgie, la démesure et la perversité. Rien, ni personne ne lui résiste surtout pas les "jeunes tendrons".
Afin d'éviter à son vieux père de finir ses jours dans la déchéance, Una, jeune et jolie femme, a dû accepter d'épouser Karaci. Elle survit et supporte difficilement sa condition d'otage qui la maintient en complète dépendance.
Un matin, Marko gamin des rues entre par effraction dans sa vie. Sa gouaille, son optimisme éclairent son quotidien, sortent son vieux père de sa léthargie et les empêchent de sombrer dans le désespoir.
Mais La Hyène veille et tient enfin une vengeance à la hauteur de l'affront que lui fait subir Una en se refusant à lui.
C'est alors que Una décide d'entrer en rébellion.
Dans ce roman violent, Linda Lê alterne deux styles complètement différents et allège ainsi son récit.
Dans les lettres de Una à son frère exilé, témoignage amer et désespéré d'une situation invivable, le lecteur retrouve l'écriture exigeante et élégante de l'auteure.
A l'opposé, le langage trivial de Karaci démontre, s'il en est besoin, sa vulgarité et ses outrances finissent par le ridiculiser et le décréditer à nos yeux au fil des pages.
Dans cette fable, la morale est bien cachée, l'espoir est bien mince et il se paie cher. Sans aucun doute, le lecteur ne manquera pas de faire certains rapprochements et l'actualité mondiale ne pourra que lui donner raison.
2010 Christan Bourgois Editeur (164 pages)
Linda Lê
Naît au Vietnam en 1963 d'un père vietnamien et d'une mère issue d'une famille naturalisée française.
Vit à Dalat puis à Saïgon, sous un régime assez dur de 75 à 77. Elle n'a que 12 ans mais prend conscience de certains changements.
A Saïgon, ses études au lycée français, son comportement en retrait génèrent un isolement qui l'incite à se réfugier dans la lecture.
En 1977 exil en France au Havre avec sa mère, sa grand-mère et ses soeurs. Son père resté au Vietnam ne viendra jamais les rejoindre.
En 1981 monte à Paris, suit les cours de Khâgne au Lycée Henri IV puis s'inscrit à laSorbonne.
En 1986, à 23 ans publie son 1er roman "Un si tendre vampire"
En 1989 "Lettre morte" en hommage à son père.
Pour consulter sa bibliographie cliquer sur le lien ci-dessous;
http://fr.wikipedia.org/wiki/Linda_Lê
Un peu de mythologie ?
Cronos, un des Titans de la mythologie grecque sépare sa mère Gaä (la terre) de son père Ouranos (le ciel).
Métamorphosé en cheval, unit à sa soeur Rhéa, ils ont de nombreux enfants qu'il dévore à leur naissance sauf le dernier, Zeus, sauvé par sa mère. Adulte, Zeus contraint Cronos à restituer ses frères et soeurs et le précipite dans le Tartare.
dimanche 6 février 2011
Sébastien (suite)
Seb, on l'appelle ainsi à Bar-les-Rives,
maintenant qu'il devient grand,
c'est lui qui pousse le fauteuil de son grand-père
pour les sorties dominicales au bistrot
et la cérémonie du 11 novembre au monument aux morts.
Ultime consécration, il accompagne Albert et ses copains à Paris
pour les retrouvailles des anciens d'Algérie.
"Il n'en parle jamais, grand-père, de l'Algérie !".
N'empêche, Seb est heureux, un voyage à Paris, entre hommes !
Il est bien, il oublie le centre, il est apaisé...
Il raconte bien Sébastien avec ses mots simples, percutants,
sa perception vraie, sans concession d'un monde "adulte"
qu'instinctivement il refuse.
Mais ce monde n'aura-t-il pas raison de lui ?
2010 La fosse aux ours (139 pages)
Jean-Pierre Spilmont né en 1937 vit en Savoie, se consacre à l'écriture,
a été producteur d'émissions et auteur de dramatiques sur France Culture
et à la Radio suisse romande.
Son roman La traversée des terres froides a été réédité par La fosse aux ours
en 2008.
maintenant qu'il devient grand,
c'est lui qui pousse le fauteuil de son grand-père
pour les sorties dominicales au bistrot
et la cérémonie du 11 novembre au monument aux morts.
Ultime consécration, il accompagne Albert et ses copains à Paris
pour les retrouvailles des anciens d'Algérie.
"Il n'en parle jamais, grand-père, de l'Algérie !".
N'empêche, Seb est heureux, un voyage à Paris, entre hommes !
Il est bien, il oublie le centre, il est apaisé...
Il raconte bien Sébastien avec ses mots simples, percutants,
sa perception vraie, sans concession d'un monde "adulte"
qu'instinctivement il refuse.
Mais ce monde n'aura-t-il pas raison de lui ?
2010 La fosse aux ours (139 pages)
Jean-Pierre Spilmont né en 1937 vit en Savoie, se consacre à l'écriture,
a été producteur d'émissions et auteur de dramatiques sur France Culture
et à la Radio suisse romande.
Son roman La traversée des terres froides a été réédité par La fosse aux ours
en 2008.
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